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Exposition
La mine dans l'objectif
- Période
- 40 dates, du 25 octobre au 21 février 2027
- Horaires
- 9 h – 17 h
- Lieu
- Centre historique minier, Rue d'Erchin, 59287 Lewarde, France, 59287 Lewarde (Nord)
- Tarif
- 8,70 €
- Organisateur
- Bicentenaire de la Photographie - 2026-2027
Co-produite par le Centre Historique Minier et la Médiathèque du patrimoine et de la photographie, l’exposition La mine dans l’objectif retrace près de 150 ans de regards photographiques sur et… Co-produite par le Centre Historique Minier et la Médiathèque du patrimoine et de la photographie, l’exposition La mine dans l’objectif retrace près de 150 ans de regards photographiques sur les mines et les mineurs de charbon. À travers 310 photographies réalisées entre 1874 et 2023, elle révèle comment treize photographes – de l’atelier Nadar à Michel Séméniako, en passant par la Section photographique de l’armée – ont documenté, interprété et parfois idéalisé l’univers minier. Les images racontent autant l’évolution de la photographie que celle du monde de la mine : les hommes, les luttes, les paysages, les destructions et la mémoire d’un territoire profondément transformé par l’exploitation du charbon.
Parmi les figures majeures présentées, Willy Ronis occupe une place centrale. Photographe humaniste engagé, il ne réalisa pourtant que deux reportages consacrés à la mine. En 1951, à Lens et Billy-Montigny, il photographie la fosse 10 des mines de Courrières. Plus que les installations industrielles, ce sont les hommes qui l’intéressent : mineurs au travail, visages marqués, solidarité ouvrière. Deux ans plus tôt, en 1948, il avait couvert les grandes grèves des mineurs à Saint-Étienne pour les journaux Regards_ et Life_. Ses clichés témoignent clairement de sa proximité avec la cause ouvrière et traduisent la tension sociale de l’époque. Ronis montre des mineurs dignes, unis et déterminés face à la répression.
L’exposition revient également aux origines de la photographie minière avec l’atelier Nadar. Réputé pour ses portraits de l’élite parisienne, l’atelier fut sollicité à la fin du XIXe siècle par des ingénieurs et administrateurs des compagnies minières du Nord. En 1889, la Compagnie des mines de Bruay commanda un vaste reportage photographique destiné à valoriser ses installations et sa production. Malgré un matériel encombrant peu adapté au terrain, les photographes réalisèrent un ensemble exceptionnel montrant infrastructures, ouvriers et scènes de travail. Ces images témoignent déjà du rôle de la photographie comme outil de communication industrielle et de prestige.
Les luttes sociales constituent un autre grand thème de l’exposition. Entre héroïsation et souffrance, les mineurs apparaissent comme une corporation combative, réclamant de meilleures conditions de travail et davantage de sécurité. Les grandes grèves de 1948, photographiées par Willy Ronis, illustrent la violence des conflits sociaux de l’après-guerre. D’autres photographes, comme Émile Muller, documentent les mouvements de protestation contre la fermeture de sites miniers, notamment à Divion après la catastrophe de La Clarence en 1954. Manifestations, occupations et solidarité ouvrière composent alors une iconographie puissante de la résistance collective.
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Au-delà des mouvements sociaux, les photographes montrent aussi les silences du monde minier : fatigue, peur et omniprésence du danger. Coup de grisou, éboulements ou inondations rappellent que descendre au fond signifiait affronter quotidiennement la mort. Cette dimension tragique traverse discrètement de nombreuses images.
Après la Seconde Guerre mondiale, alors que la France mène la « Bataille du charbon » pour sa reconstruction, la photographie devient également un outil de propagande. Les Houillères commandent des reportages vantant la modernité des cités minières et les bienfaits sociaux des compagnies. Guy Le Boyer met ainsi en scène un univers ordonné et prospère : mineurs robustes, logements modernes, écoles ménagères et équipements sanitaires. À l’inverse, des photographes engagés comme Émile Muller choisissent de montrer la modestie du quotidien et les solidarités populaires.
À l’heure où ferment les bassins français, d’autres photographes accompagnent les derniers temps de cette exploitation…
Prochaines dates d'ouverture
- Dimanche 25 octobre · 9 h – 17 h
- Mardi 27 octobre · 9 h – 17 h
- Mercredi 28 octobre · 9 h – 17 h
- Jeudi 29 octobre · 9 h – 17 h
- Vendredi 30 octobre · 9 h – 17 h
- Samedi 31 octobre · 9 h – 17 h
- Dimanche 1er novembre · 9 h – 17 h
- Mardi 3 novembre · 9 h – 17 h
- Mercredi 4 novembre · 9 h – 17 h
- Jeudi 5 novembre · 9 h – 17 h
- Vendredi 6 novembre · 9 h – 17 h
- Samedi 7 novembre · 9 h – 17 h
- … et 28 autres dates
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Source : OpenAgenda (API, national) — OpenAgenda — données publiques des agendas officiels. Mise à jour le 25/10/2026. Sorties Culture ne vend aucun billet et n'organise pas cet événement.
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