Théâtre
4.48 Psychose
- Période
- 12 dates, du 29 octobre au 15 novembre
- Horaires
- 19 h – 20 h 30
- Lieu
- Théâtre de l'Atelier, 1 place Charles Dullin 75018 Paris, 75018 Paris (Paris)
- Âge
- Dès 15 ans
- Tarif
- 45 €
- Organisateur
- Tableau de bord - Agenda du Département théâtre - Service régional de la création - Drac Île-de-France
L'Aurore Boréale - Jacques Osinski “Ouvrez les rideaux s’il vous plaît.” Sarah Kane
Après L’Amante anglaise de Marguerite Duras en 2024, Jacques Osinski et Sandrine Bonnaire se retrouvent pour s’emparer de l’ultime œuvre de Sarah Kane, véritable séisme dans l’histoire du théâtre contemporain. Dans ce texte testamentaire d’une force inouïe, l’autrice livre à travers ce chant d’amour, toute sa soif de vie, sa quête absolue de beauté. Plus de vingt ans après sa création en France, 4.48 Psychose renaît dans une nouvelle traduction de Vanasay Khamphommala.
Comme dans L’Amante anglaise, il s’agit de mettre à nu une âme qui se débat. Comme L’Amante anglaise, 4.48 Psychose - écrit sans didascalie ni indication de personnages - interroge l’essence du théâtre, explore ce qu’il pourrait être, repoussant les limites des traditions, créant une nouvelle forme à force de chercher la vérité. Le cri qui déchirait L’Amante « Ecoutez-moi, je vous en supplie » déchire 4.48 Psychose.
« Je vois 4.48 Psychose comme un affrontement entre une volonté et un empêchement d’exister. La pièce est comme une prière que personne ne comprend, peut-être pas même celui ou celle qui en prononce les mots. Une personne (ou une voix ou des voix) parle face à une assemblée qui écoute sans arriver à entendre, à comprendre. » écrit Jacques Osinski. Composé presque comme un poème sans indication scénique ni personnage, le texte est fait de voix, peut-être sont-elles multiples, peut-être en est-ce une seule. On a pu monter la pièce avec plusieurs comédiens ou un.e seul.e. Dans cette version, il s’agira d’une « symphonie solo », pour reprendre une expression du texte, incarnée par la seule Sandrine Bonnaire, passeuse de ces multiples voix enfermées dans une tête, avançant jusqu’à l’amenuisement des mots et la disparition qui viendra à 4h48. Au milieu de ces multiples voix, une image : celle du médecin qui l’interroge. Elle sera projetée à l’écran sous les traits de Frédéric Leidgens.
« Ils m’aimeront pour ce qui me détruit » est-il dit dans 4.48. Sarah Kane a marqué le théâtre des années 1990, sa première pièce Anéantis frappant comme un coup de poing le paysage théâtral. En 1999, Kane se suicidait. 4.48 Psychose, jouée après sa mort, est alors apparue comme son testament. Avec le recul des années, la pièce peut aujourd’hui être regardée comme ce qu’elle est : un grand texte, existant indépendamment de l’histoire de son autrice, même si plus qu’avec d’autres auteurs, la tentation est grande de vouloir percer le mystère Kane, de chercher qui elle était au travers de ses textes, comme si sa personnalité était si forte que l’envie de la connaître, de la comprendre subsistait au-delà de la mort. 4.48 est le récit d’une personne qui lutte pour exister, un combat pour la vie. En la mettant en scène aujourd’hui dans la nouvelle traduction de Vanasay Khamphommala, il s’agit aussi d’affirmer la place de Sarah Kane comme une autrice appartenant désormais au répertoire.
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Au cœur de l’oeuvre, la folie. Il s’agira d’examiner le concret de l’enfermement, de la psychose. 4.48 Psychose n’est pas un poème mais une œuvre de théâtre. Il s’agit d’incarner la folie, d’échapper à la tentation du « poème dit » tout comme à celle de mimer à l’excès la folie. « Oui, la gravitation universelle est un séisme, une effroyable précipitation passionnelle qui se corrige sur les membres d’un acteur non pas en frénésie, non pas en hystérie, non pas en transes, mais à l’extrême fil du coupant de l’arrête, à la dernière et plus extrême tranche de la mesure pariétale de son effort. Paroi après paroi, l’acteur développe, il étale ou referme des murs, des faces passionnelles et suranimées de surfaces où s’inscrit l’ire de la vie » écrivait Antonin Artaud de qui Kane se sentait proche. (Antonin Artaud, « aliéner l’acteur »). « La dépression, c’est de la colère » est-il dit dans 4.48 Psychose… Explorer la folie, explorer la colère, explorer ce qu’est le jeu théâtral avec une comédienne de la trempe de Sandrine…
Prochaines dates d'ouverture
- Jeudi 29 octobre · 19 h – 20 h 30
- Vendredi 30 octobre · 19 h – 20 h 30
- Samedi 31 octobre · 19 h – 20 h 30
- Dimanche 1er novembre · 15 h – 16 h 30
- Jeudi 5 novembre · 19 h – 20 h 30
- Vendredi 6 novembre · 19 h – 20 h 30
- Samedi 7 novembre · 19 h – 20 h 30
- Dimanche 8 novembre · 15 h – 16 h 30
- Jeudi 12 novembre · 19 h – 20 h 30
- Vendredi 13 novembre · 19 h – 20 h 30
- Samedi 14 novembre · 19 h – 20 h 30
- Dimanche 15 novembre · 15 h – 16 h 30
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Source : OpenAgenda (API, national) — OpenAgenda — données publiques des agendas officiels. Mise à jour le 26/10/2026. Sorties Culture ne vend aucun billet et n'organise pas cet événement.
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